Donner une seconde vie à nos frênes

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En 2011, le triste constat tombe : au cours des prochaines années, l’infestation d’agrile du frêne obligera l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie à couper près d’un arbre sur trois dans les rues de son territoire. Pour cette seule année, ce sont près de 500 frênes qui devront être abattus. Conscient de l’impact négatif des abattages sur les résidents et sur le milieu de vie, l’arrondissement a souhaité trouver de nouvelles avenues pour valoriser le bois de frêne et donner une seconde vie à cette ressource.

L’arrondissement a choisi de revaloriser le bois de frêne à travers la création de pièces de mobilier urbain. La démarche a permis de valoriser le bois de 250 frênes, à travers la création de 112 pièces de mobilier installées sur le territoire, sans compter les 100 «pas japonais» qui garnissent les ruelles. A cela s’ajoute le bois d’une cinquantaine d’autres frênes qui sera, lui, utilisé pour l’entretien d’infrastructures muncipales.

De plus, ce projet a créé de l’emploi et soutenu deux organismes sans but lucratif tout en ayant inspiré la création de l’entreprise d’économie sociale Bois Public. En outre, 12 jeunes de la plateforme de travail Écolo-Boulot et 20 artisans des Ateliers d’Antoine ont pris part à la construction du mobilier.

L’arrondissement a ainsi modifié ses façons de faire pour appliquer le concept novateur d’économie circulaire pour produire localement des biens et services, tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergie non renouvelables.